L’Organisation internationale de la Francophonie

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution intergouvernementale fondée sur le partage d’une langue, le français, et de valeurs communes. Elle regroupe, à l’heure actuelle, 57 États et gouvernements membres et 20 États observateurs. Présente sur les cinq continents et forte d’une population de plus de 890 millions d’habitants, dont 220 millions de locuteurs de français de par le monde, elle regroupe plus du tiers des États membres de l’Organisation des Nations unies.

Pensée en 1970, lors de sa création, comme une agence de coopération à vocation essentiellement culturelle, l’Organisation internationale de la Francophonie s’est transformée, de par la volonté de ses chefs d’État et de gouvernement, en une institution politique internationale à part entière qui mène à la fois des actions politiques et de coopération multilatérale.

Le dispositif institutionnel de la Francophonie comprend des instances politiques décisionnelles dont la plus haute est le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunit tous les deux ans, et le Secrétaire général de la Francophonie, clé de voûte de ce système.

Depuis 2003, Abdou DIOUF, ancien Président de la République du Sénégal, est le Secrétaire général de la Francophonie. Il est le plus haut responsable de l’Organisation internationale de la Francophonie et incarne la voix et le visage de la Francophonie institutionnelle. Pour mener à bien la mission qui lui a été confiée par les États et gouvernements, le Secrétaire général de la Francophonie s’appuie sur l’Organisation internationale de la Francophonie, mais également sur quatre opérateurs spécialisés (l’Agence universitaire de la Francophonie, l’Association internationale des maires francophones, l’Université Senghor d’Alexandrie et TV5Monde), deux conférences ministérielles permanentes (la Conférence des ministres de l’éducation ayant le français en partage et la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports ayant le français en partage) et, enfin, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, dotée d’un statut consultatif.